À l’occasion des festivités pascales, Florence Ahou, Conseillère régionale du Bélier, cadre du PDCI-RDA et originaire de Tiébissou, revient sur la signification profonde de « Paquinou ». Cette célébration, qui attire chaque année des foules impressionnantes vers les terres baoulé, allie foi chrétienne, retrouvailles familiales et engagement pour le développement local.
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La fête de Pâques, appelée « Paquinou » dans la culture baoulé, dépasse aujourd’hui sa seule portée religieuse pour devenir un véritable phénomène socio-culturel. Interrogée à ce sujet, Florence Ahou, Conseillère régionale du Bélier, militante engagée du PDCI-RDA et présidente de plusieurs organisations féminines du parti, explique les fondements de cet engouement singulier. « À l’origine, Paquinou est la célébration chrétienne de la résurrection du Christ, symbole de victoire de la vie sur la mort, et de l’espérance sur le désespoir », rappelle-t-elle. Elle insiste sur la dimension spirituelle de cette période sacrée, marquée par la prière, le pardon, la solidarité et l’amour du prochain. « C’est un moment où la foi chrétienne se vit intensément, à travers des messes, des temps de jeûne et d’adoration », ajoute-t-elle, citant Saint Augustin : « La foi est de croire ce que vous ne voyez pas ; la récompense de cette foi est de voir ce que vous croyez. »
Mais au-delà de l’aspect religieux, Paquinou est aussi, selon elle, « une célébration populaire enracinée dans les valeurs communautaires et de développement ». Elle constitue un véritable retour aux sources pour les Baoulés, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou dans la diaspora. Ce retour massif dans les villages permet de resserrer les liens familiaux et sociaux, mais surtout de réfléchir ensemble aux projets structurants pour le développement local. « Durant Paquinou, les différentes générations se retrouvent pour discuter de la construction d’écoles, de centres de santé, de l’électrification des localités ou encore de la planification d’activités agricoles », explique-t-elle. Pour Florence Ahou, il s’agit là d’une forme de gouvernance participative traditionnelle où chacun, jeunes, anciens, cadres et villageois, contribue à la vision commune du progrès. Elle cite Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », pour souligner l’importance de cet engagement collectif.
En cette période de renouveau, elle adresse ses vœux pascals à toutes les femmes de l’Association des Élus et Cadres du PDCI-RDA du Grand Centre, aux Amazones Vlin Vlinma du PDCI-RDA, ainsi qu’à ses parents de Tiébissou. Elle en profite pour saluer l’élection de Tidjane Thiam comme candidat du parti à la présidentielle d’octobre 2025, à l’issue de la convention du 16 avril dernier. « Que cette Pâques inspire chacun d’entre nous à œuvrer pour un avenir meilleur. Comme le disait notre père, feu le Président Henri Konan Bédié : « L’avenir appartient à ceux qui savent se souvenir » », conclut-elle.
