Ce mercredi 30 avril 2025, une mobilisation populaire d’envergure a traversé le Burkina Faso, culminant à Ouagadougou, où des milliers de citoyens ont convergé vers la place de la Révolution. À l’appel de plusieurs organisations de la société civile, les manifestants ont réaffirmé leur soutien indéfectible au président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, tout en dénonçant fermement toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays.
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Par Samiratou COMPAORÉ et Rose SEGRADO
Cette démonstration de solidarité nationale intervient à la suite de propos tenus par un haut responsable militaire américain, qui avait affirmé que les ressources minières du Burkina Faso ne profitaient qu’aux dirigeants. Des déclarations jugées insultantes par de nombreux Burkinabè, qui y voient une tentative de discrédit et de provocation. Dès les premières lueurs du jour, la capitale s’est animée aux sons de chants patriotiques, de slogans vibrants et de pancartes à la gloire du Capitaine Traoré et de l’Alliance des États du Sahel (AES). Parmi les messages brandis : « AES d’aujourd’hui, États-Unis d’Afrique demain », « Nos ressources, notre président, notre sécurité : vive l’AES ! ». Les manifestants ont exprimé avec ferveur leur attachement à la souveraineté nationale et leur rejet de toute forme de domination étrangère. « Nous sommes ici pour exprimer notre plein soutien au président Ibrahim Traoré face aux pressions extérieures », a déclaré le président de l’Association des Jeunes Battants du Faso, arborant fièrement des drapeaux de l’AES et de la Russie, symboles d’une alliance régionale tournée vers l’émancipation et la liberté.
La manifestation a également enregistré la présence remarquée du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de plusieurs membres du gouvernement. Prenant la parole, il a vivement dénoncé ce qu’il a qualifié de « manœuvre de manipulation » orchestrée par « un individu d’origine africaine au service d’intérêts extérieurs ». Et d’ajouter, sur un ton ferme : « Cette méthode a fonctionné en 1987, mais cette fois-ci, elle ne passera pas. »

Transmettant le message du chef de l’État, le Premier ministre a assuré que le Capitaine Ibrahim Traoré demeure « déterminé » et « serein », malgré les pressions. Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique régionale plus large de rejet du néocolonialisme. Les organisateurs ont appelé à renforcer l’unité des pays de l’AES et à redéfinir les relations entre l’Afrique et les puissances étrangères.
Au-delà du soutien au chef de la Transition, les manifestants ont porté une voix forte en faveur d’un nouveau paradigme : celui d’une Afrique maîtresse de ses ressources, de sa politique et de son avenir.
