Instituée en 2024, la Journée nationale des coutumes et traditions a connu sa deuxième célébration ce 15 mai 2025 à travers tout le Burkina Faso. Cérémonies rituelles, discours officiels et échanges interculturels ont ponctué cette journée dédiée à la valorisation du patrimoine culturel et à la promotion de la cohésion sociale.
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Le Burkina Faso a commémoré, ce 15 mai 2025, la deuxième édition de la Journée nationale des coutumes et traditions. Instituée en 2024, cette initiative vise à réaffirmer l’attachement du pays à ses valeurs ancestrales et à promouvoir son riche héritage culturel. Des cérémonies ont été organisées dans plusieurs localités, notamment à Ouagadougou, Kaya, Dédougou et Gourcy.
Dans son adresse à la nation, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a souligné l’importance de cet événement : « Aujourd’hui 15 mai, notre pays célèbre la journée des coutumes et traditions. Cette journée est une occasion de puiser aux sources fécondes de nos savoirs ancestraux afin de vivifier notre amour pour la patrie. Le patrimoine hérité de nos pères est notre forteresse. »
À Ouagadougou, la cour royale du Moogho Naaba Baongo a servi de cadre à une cérémonie placée sous le thème : « L’éducation dans le Moogho, un terreau fertile de promotion du patriotisme, du civisme, des valeurs coutumières et traditionnelles. » Le Moogho Naaba a insisté sur la nécessité de transmettre les valeurs ancestrales à travers une éducation enracinée dans la culture.
À Kaya, dans le Centre-Nord, les festivités ont débuté dès 7 heures au palais royal du Naaba Koom. Des rituels ont été accomplis pour renforcer la paix et la cohésion sociale dans la région, dans un esprit de soutien patriotique.
À Dédougou, les autorités coutumières ont conduit des rituels de paix au palais cantonal en présence de la population et des responsables administratifs. Ces cérémonies avaient pour but d’invoquer la bénédiction des ancêtres pour la stabilité de la région.
Gourcy, dans la province du Zondoma, a connu une touche internationale avec la participation de deux invités haïtiens, Claude Maxime et Rudolf Arnaud, aux cérémonies organisées au Palais royal. Cette présence a renforcé les liens culturels entre le Burkina Faso et la diaspora africaine.
Des membres du gouvernement ont également pris part à la célébration. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a rappelé que cette journée permet de réaffirmer la laïcité de l’État tout en offrant un cadre d’expression et de promotion des valeurs traditionnelles. Il a mis en exergue son importance dans la consolidation de la cohésion sociale et le respect de la diversité culturelle.
Quant au ministre Mathias Traoré, il s’est rendu chez le chef de terre de Bobo-Dioulasso pour prendre part aux cérémonies locales. Il a salué le rôle fondamental des coutumes dans la préservation de l’identité culturelle et la promotion de la paix.
urelles du Burkina Faso.
