Ce mardi 20 mai 2025, la commune de Ouagadougou a rendu un hommage solennel au feu Commandant Hamadou Savadogo, compagnon d’armes du président Thomas Sankara. La rue 54.45, située au secteur 54 de l’arrondissement 12, porte désormais son nom. La cérémonie de dévoilement des plaques s’est déroulée en présence des autorités municipales, des membres de la famille du défunt et de la presse.
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Une cérémonie de dévoilement de plaques s’est tenue ce mardi 20 mai 2025 à Ouagadougou, marquant l’attribution officielle du nom du feu Commandant Hamadou Savadogo à la rue 54.45, située au secteur 54 de l’arrondissement n°12. L’événement a été présidé par la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, représentée par Madame Dao/Ouédraogo Sidonie, 4e vice-présidente. Dans son allocution, Mme Dao a salué la mémoire d’un homme engagé, fidèle compagnon du président Thomas Sankara, désormais immortalisé à travers cette rue. Elle a précisé que cette initiative répond à une volonté politique claire des plus hautes autorités du pays, de faire entrer Hamadou Savadogo dans le Panthéon de l’histoire nationale, aux côtés de Thomas Sankara, élevé au rang de Héros National.
Au nom de la famille, Abdoul-Aziz Romaric Savadogo, fils du défunt, a exprimé sa gratitude pour cet hommage longtemps attendu. « Après 27 ans de silence, voir une rue porter le nom de mon père est une immense joie. Nous remercions les autorités pour cette reconnaissance », a-t-il déclaré.

Il a également salué les efforts des autorités pour la réhabilitation du mausolée du Commandant Savadogo, remerciant tous ceux qui y ont contribué. Toutefois, il a exprimé des réserves concernant le procès lié à l’assassinat de son père.
Pour mémoire, Hamadou Savadogo est né le 10 juin 1957 à Gourcy, dans la province du Yatenga. Titulaire du CEPE, il a obtenu un Brevet d’Arme du 1er Degré d’infanterie en 1987. Il a servi au 12e Régiment d’Infanterie Commando à Ouahigouya et à l’École de formation de Kamboinsin (ETIR). Sportif engagé, il fut un proche collaborateur de Thomas Sankara, notamment lors de son incarcération à Ouahigouya. Affecté à la Présidence du Faso, il fut assassiné quatre jours après sa prise de fonction.
