La Commission électorale indépendante (CEI) a publié ce mercredi 4 juin 2025 la liste électorale définitive pour la présidentielle prévue en octobre. Plusieurs figures majeures de la scène politique ivoirienne, dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Tidjane Thiam, en sont exclues. Une absence qui suscite de vives réactions dans les rangs de l’opposition.
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Par Wendpayangdé Marcelin KONVOLBO
La liste électorale définitive pour la présidentielle d’octobre 2025 est désormais disponible. Publié ce mercredi par la Commission électorale indépendante (CEI), le document suscite déjà de nombreuses controverses, en particulier dans les milieux politiques où il était très attendu. Parmi les grandes figures absentes du fichier figurent Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro, Akossi Benjo et Tidjane Thiam. Des personnalités influentes qui ne pourront donc pas prendre part au prochain scrutin présidentiel, à moins d’un revirement juridique de dernière minute. Leur absence n’est cependant pas une surprise totale. Déjà lors des élections locales du 2 septembre 2023, ces leaders ne figuraient pas sur les listes électorales, leurs noms ayant été radiés sur la base de décisions judiciaires.
Laurent Gbagbo, bien qu’acquitté par la Cour pénale internationale en mars 2021, demeure condamné par la justice ivoirienne pour le braquage de la BCEAO, ce qui a motivé sa radiation. La grâce présidentielle accordée par Alassane Ouattara en 2022 n’a pas suffi à réhabiliter ses droits civiques.
Guillaume Soro, en exil depuis plusieurs années, reste sous le coup d’une condamnation à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’État, ce qui l’exclut également du fichier électoral.
Charles Blé Goudé, coaccusé de Gbagbo à la CPI, a été condamné par contumace à 20 ans de prison en 2019, une sentence qui a entraîné la perte de ses droits civils.
Quant à Tidjane Thiam, président du PDCI, son cas relève d’un contentieux sur sa nationalité lors de son inscription en 2022. Une décision de justice récente a ordonné sa radiation.
À moins de cinq mois du scrutin présidentiel, ces absences interrogent sur la sincérité et l’inclusivité du processus électoral. L’opposition dénonce ce qu’elle considère comme une exclusion ciblée de ses principaux leaders. La tension monte à mesure que l’échéance électorale approche.
