Dysfonction érectile : Tabac et alcool, ennemis silencieux de la performance sexuelle
Longtemps considérés comme un sujet tabou, les troubles de l’érection affectent des millions d’hommes à travers le monde, indépendamment de leur âge. S’ils peuvent être liés à des pathologies médicales ou à des facteurs psychologiques, la consommation excessive de tabac et d’alcool constitue un facteur aggravant souvent sous-estimé. Pourtant, des solutions existent.
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Les troubles de l’érection, souvent appelés à tort « impuissance », se définissent comme l’incapacité persistante ou récurrente à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour permettre un rapport sexuel satisfaisant. Bien plus qu’un simple désagrément, ils peuvent provoquer une souffrance psychologique importante, affecter la qualité de vie et fragiliser les relations de couple. Parmi les principales causes identifiées, figurent les maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension artérielle ou encore l’athérosclérose, mais aussi des facteurs psychologiques comme la dépression, le stress, ou les traumatismes émotionnels. À cela s’ajoutent les habitudes de vie délétères : une mauvaise alimentation, la sédentarité, mais surtout la consommation de drogues, d’alcool et de tabac. En effet, selon les spécialistes, l’alcool et le tabac détériorent progressivement les fonctions vasculaires et nerveuses impliquées dans l’érection. Le tabac, par exemple, altère la circulation sanguine en favorisant le rétrécissement des vaisseaux. L’alcool, quant à lui, s’il est consommé de manière excessive et prolongée, peut réduire la production de testostérone et affecter négativement le fonctionnement érectile.
Autre problématique sexuelle souvent associée : l’éjaculation précoce. Celle-ci se manifeste par une incapacité à retarder l’éjaculation, souvent dans les toutes premières minutes du rapport, voire avant même la pénétration. Ce trouble, s’il devient récurrent, engendre frustration, baisse de confiance en soi et tension dans le couple. Par ailleurs, une hypoactivité sexuelle – définie comme un manque d’intérêt persistant pour les relations sexuelles – peut aussi être le symptôme d’un trouble sexuel plus profond. La fatigue, le surmenage professionnel, les troubles du sommeil ou encore les effets secondaires de certains médicaments peuvent expliquer cette baisse de désir. Ces troubles, bien que fréquents, ne sont pas une fatalité. Une prise en charge adaptée permet d’en sortir. Les approches thérapeutiques varient selon la cause : traitements médicamenteux, thérapies cognitivo-comportementales, accompagnement psychosexuel ou consultation d’un sexologue ou d’un thérapeute de couple. Dans bien des cas, l’amélioration de l’hygiène de vie – alimentation saine, activité physique, réduction du stress – peut contribuer à retrouver une sexualité épanouie. Il convient toutefois d’être prudent face aux nombreuses offres commerciales présentes sur Internet : crèmes, gélules, tisanes ou boissons miracles promettant une virilité retrouvée. Ces produits, souvent non encadrés médicalement, peuvent non seulement s’avérer inefficaces, mais aussi dangereux pour la santé. En somme, les troubles érectiles ne doivent pas être vécus dans le silence ou la honte. En parler avec un professionnel de santé est la première étape vers un traitement efficace et un mieux-être sexuel durable.
