Fruits saisonniers : des mannes sucrées pour les vendeuses à Ouagadougou
Le commerce des fruits saisonniers bat son plein dans la capitale burkinabè. Riches en vitamines et prisés pour leur fraîcheur, ces fruits constituent une source de revenus précieuse pour de nombreuses femmes et jeunes filles, particulièrement en cette période hivernale. Un tour de la ville en début juin, nous a permis de prendre l’atmosphère de ce commerce.
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À Ouagadougou, les étals débordent de couleurs et de saveurs en cette saison des pluies. Mangues, karités, raisins sauvages, lianes, ces fruits locaux, gorgés de soleil et de vitamines, sont très recherchés par les consommateurs burkinabè. Disponibles en abondance de mars jusqu’à la fin de la saison pluvieuse, ils s’imposent comme des incontournables de l’alimentation locale. Pour les vendeuses, cette période est synonyme de profits. Mûris naturellement au soleil et récoltés à maturité, les fruits de saison sont réputés plus savoureux et nutritifs que ceux produits hors saison. Selon les nutritionnistes, ils jouent un rôle clé dans la prévention de nombreuses maladies et contribuent au bien-être général. Le site Assurance Prévention rappelle d’ailleurs que les vitamines contenues dans les fruits commencent à se dégrader dès leur cueillette, d’où l’importance de les consommer rapidement.

Dans les rues de Ouagadougou, le commerce de ces fruits est en effervescence. Assètou, une jeune vendeuse installée derrière l’Institut des sciences du sport et du développement humain, (ISSDH), écoule chaque jour des mangues, du karité, du raisin sauvage et des lianes. “Les raisins se vendent à 1 000 FCFA les cinq tas, même dans les villages. On les revend ensuite à 200, 300 ou 500 FCFA le tas”, explique-t-elle. Non loin de là, madame Ouédraogo Neïmatou attire les clients en quête de fraîcheur. Devant son étal bien garni, voitures et motocyclistes s’arrêtent pour repartir avec des sachets pleins de fruits. Malgré les apparences, elle reste une simple détaillante, comme beaucoup d’autres femmes dans la capitale.

Antola Nombré, quant à elle, doit se lever dès 4 heures du matin pour se ravitailler à Dassouri. Elle vend ses produits, principalement du karité et du raisin sauvage, au bord de la route, près du camp Sangoulé Lamizana. “Ces fruits ne sont disponibles qu’un ou deux mois. Il faut donc en profiter pour maximiser les bénéfices”, dit-elle avec détermination. À la fin de la saison, ces commerçantes ne baissent pas les bras. Elles se reconvertissent dans la vente d’autres produits locaux : arachides fraîches, maïs, goyaves, patates, et bien d’autres, qui, eux aussi, regorgent de nutriments bénéfiques pour le corps.
