Le Secrétaire Général des Nations Unies, dans une note publiée hier 29 juillet, invite les autorités ivoiriennes à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir les droits politiques de Tidjane Thiam. L’information a été relayée par son avocat à travers un communiqué.
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“Le Secrétaire Général des Nations Unies (Haut-Commissaire aux droits de l’homme) présente ses compliments au Représentant Permanent de Côte d’Ivoire auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève et a l’honneur d’accuser réception des informations de l’État partie du 16 juillet 2025, concernant la communication n°4808/2025, présentée au Comité des droits de l’homme en vertu du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, au nom de M. Cheick Tidjane Thiam”, lit-on dans le communiqué officiel de l’ONU.
Cette disposition, selon Mathias Chichportich, avocat de Tidjane Thiam, lui garantit notamment le droit de voter, d’être élu et d’accéder, dans des conditions générales d’égalité, aux fonctions publiques de la Côte d’Ivoire.
En effet, après avoir examiné le dossier, le Comité, agissant par l’intermédiaire de ses Rapporteurs spéciaux sur les nouvelles communications et mesures provisoires et en référence à la règle 94 de son règlement intérieur, a décidé de ne pas accéder à la demande de mesures provisoires de l’auteur, mais invite l’État partie à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que l’auteur puisse exercer ses droits politiques en vertu de l’article 25 du Pacte, tant que sa requête est en cours d’examen par le Comité. Par ailleurs, le Comité tient à rappeler qu’aucune décision n’a été prise sur la question de la recevabilité de la communication ou sur le fond des allégations. Ainsi, il exhorte l’État partie à soumettre ses observations sur la communication au plus tard le 8 janvier 2026. “Les informations de l’État partie du 16 juillet 2025 sont transmises à l’auteur, pour information”, indique le communiqué. “Cette décision d’un organe indépendant de la plus haute instance internationale en charge du respect des droits de l’Homme est sans appel”, a déclaré Mathias Chichportich. Toutefois, il appelle les dirigeants de la Côte d’Ivoire à faire face à leurs responsabilités. “Il y va de leur crédibilité dans le concert des nations”, a-t-il conclu.
