Souvent ignorée en raison de ses symptômes discrets, l’hépatite B est une maladie virale silencieuse mais redoutable. Elle peut entraîner des complications graves, allant jusqu’à la cirrhose et au cancer du foie. Comment s’en protéger et quelles sont les clés pour la détecter à temps ? Éclairage.
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L’hépatite est une inflammation du foie dont la cause la plus fréquente est une infection virale. D’autres facteurs peuvent également être à l’origine de cette maladie, tels que l’alcool, certains médicaments, les drogues ou encore des maladies auto-immunes. Parmi les différentes formes, l’hépatite B reste la plus répandue et constitue un véritable problème de santé publique. Le virus de l’hépatite B (VHB) se transmet principalement par voie sexuelle lors de rapports non protégés, mais aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement, ainsi que par contact avec du sang contaminé. Ce dernier mode de transmission survient lors du partage d’objets tels que brosses à dents, rasoirs, seringues ou pailles utilisées pour la prise de drogues. Le VHB est particulièrement résistant, survivant jusqu’à une semaine à l’air libre. Face à ces risques, les spécialistes recommandent le dépistage régulier, surtout après un comportement à risque. « Pour savoir si l’on est porteur du virus, il est indispensable de réaliser une prise de sang dans un laboratoire ou un centre de dépistage des infections sexuellement transmissibles », conseille un hépato-gastro-entérologue sur le site Elsan. Il est conseillé d’attendre au moins quatre semaines après le dernier risque avant un premier test, puis de refaire un contrôle trois mois plus tard.
Des symptômes discrets ou absents
Les premiers signes de l’hépatite B sont souvent trompeurs : fatigue inhabituelle, fièvre, perte de poids inexpliquée, céphalées, démangeaisons, nausées ou douleurs abdominales. Dans certains cas, un ictère (jaunissement de la peau et des yeux) apparaît. Toutefois, près de 60 à 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme, ce qui rend la maladie d’autant plus insidieuse. Après une incubation de quelques semaines à six mois, la maladie peut évoluer vers une forme chronique avec des complications sévères comme la cirrhose ou le cancer du foie. La prévention passe avant tout par la vaccination, obligatoire dès l’âge de deux mois pour les nourrissons et fortement recommandée pour les adultes non immunisés. Ce vaccin protège à plus de 98 %. L’utilisation systématique du préservatif (masculin, féminin ou digue dentaire lors des rapports bucco-génitaux ou bucco-anaux) reste également essentielle.
Concernant le traitement, il n’existe pas de médicament spécifique pour l’hépatite B aiguë, sauf avis médical. Dans les formes fulminantes, une greffe du foie peut s’avérer nécessaire. Pour les cas chroniques, des antiviraux ou une hospitalisation sont parfois prescrits. Il est important de rappeler qu’il existe aussi d’autres types d’hépatites virales : l’hépatite A, transmise par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés ; l’hépatite C, principalement par le sang et les rapports sexuels ; l’hépatite D, qui ne survient qu’en présence du virus B ; et l’hépatite E, fréquente dans les zones à assainissement précaire.
Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir. Ne négligez pas le dépistage et adoptez des comportements protecteurs pour préserver votre santé et celle de votre entourage.
