Adoptée en Conseil des ministres le 12 août 2025, une nouvelle loi gabonaise interdit aux étrangers d’exercer plusieurs activités du secteur informel, notamment le commerce de proximité, la coiffure ou encore la vente ambulante. En réaction, le gouvernement béninois, tout en reconnaissant la souveraineté du Gabon, rappelle l’idéal panafricaniste et la solidarité africaine qui voudraient que chaque Africain se sente chez lui partout sur le continent.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Par Wendpayangdé Marcelin KONVOLBO
Le gouvernement gabonais a franchi un nouveau pas dans la régulation du secteur informel. Réuni en Conseil des ministres le 12 août dernier, il a adopté une loi interdisant aux étrangers de pratiquer un ensemble de métiers dits « de survie » ou de proximité. Sont notamment concernés :
La réparation de téléphones, ordinateurs et autres appareils électroniques ;
La vente ambulante et la petite restauration de rue ;
La vente de produits manufacturés locaux et artisanaux ;
La couture et la réparation de chaussures ;
La coiffure et les soins esthétiques de rue ;
Certains petits travaux de bâtiment comme la peinture ou la maçonnerie légère ;
Ainsi que l’orpaillage artisanal non autorisé.
Cette décision a suscité des inquiétudes au sein de la communauté béninoise vivant au Gabon, particulièrement après des tensions signalées lors de l’attribution de places de marché dans la province de Lambaréné.
Dans un communiqué, le ministère béninois des Affaires étrangères dit avoir pris acte de cette situation et rappelle son attachement à l’idéal panafricaniste des pères fondateurs, qui fait de la libre circulation et de l’intégration africaine un levier de développement partagé. « Chaque Africain doit pouvoir se sentir chez lui partout sur le continent », souligne le département de la diplomatie béninoise.
Tout en invitant ses ressortissants à la sérénité et à la retenue, le gouvernement béninois insiste sur l’obligation de respecter les lois et règlements en vigueur dans les pays d’accueil. Dans le même temps, il réaffirme sa détermination à garantir la sécurité et le respect des droits des Béninois vivant à l’étranger.
En concertation avec les autorités gabonaises, Cotonou envisage dans les prochains jours de mettre en place une mission d’identification et de recensement des Béninois souhaitant un retour volontaire au pays.
