La Cour pénale internationale (CPI) a pris note avec « préoccupation » des démarches entreprises par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en vue de leur retrait du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, selon une déclaration publiée le 1er juillet 2026 sur le site de la juridiction.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!
Dans ce communiqué, la Présidence de l’Assemblée des États Parties estime que le retrait de ces trois pays risque de « compromettre la poursuite collective de la justice » et « d’affaiblir » les efforts mondiaux visant à mettre fin à l’impunité. Elle appelle ainsi le Burkina Faso, le Mali et le Niger à rester membres du Statut de Rome. L’institution internationale souligne également que ces pays disposent de mécanismes internes pour « faire valoir leurs préoccupations ».
Tout en invitant les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à un dialogue « constructif » sur cette question, l’organe de gouvernance de la CPI rappelle néanmoins que le retrait du Statut de Rome ne libère pas ces États de leurs obligations antérieures vis-à-vis de la juridiction.
Bamako, Ouagadougou et Niamey avaient annoncé leur retrait collectif de la CPI en septembre 2025. Les trois pays avaient alors qualifié l’institution de « justice sélective » et d’« instrument néocolonialiste », l’accusant d’être incapable de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le crime de génocide et le crime d’agression.
Les notifications formelles de retrait ont toutefois été déposées plus tard auprès de l’ONU, dépositaire du Statut de Rome. Le Niger a notifié son retrait le 18 juin 2026, suivi du Burkina Faso et du Mali le 24 juin 2026. Conformément aux règles du traité, ces retraits ne prendront effet qu’un an après leur notification, soit en juin 2027.
Créée par le Statut de Rome, entré en vigueur le 1er juillet 2002, la CPI compte encore 125 États parties, les retraits des trois pays de l’AES n’étant pas encore effectifs. Basée à La Haye, aux Pays-Bas, elle est chargée de juger les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de génocide et de crime d’agression, lorsque les États concernés ne peuvent pas ou ne veulent pas le faire eux-mêmes.
