Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a signé un décret, en date du 16 juillet 2025, instituant la création d’un Conseil de l’école dans tous les établissements d’éducation préscolaire, non formelle, primaire, post-primaire et secondaire du Burkina Faso. Cette initiative vise à renforcer l’implication des communautés locales dans la vie scolaire et à améliorer la gouvernance du système éducatif national.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Par ce décret présidentiel, le gouvernement burkinabè entend offrir à chaque établissement d’enseignement, qu’il soit public ou privé, un organe unique de participation communautaire, baptisé « Conseil de l’école ». Ce dispositif devra mobiliser les acteurs éducatifs (parents, élèves, personnel enseignant, leaders religieux, traditionnels, acteurs du développement rural, etc.) autour d’un objectif commun : améliorer la qualité de l’éducation à travers une implication active et coordonnée des communautés.
Le Conseil de l’école repose sur des valeurs de démocratie, d’inclusion, de transparence, de solidarité et de bonne gouvernance. Il a pour mission d’accompagner l’administration des établissements sur les plans administratif, pédagogique, financier, environnemental, culturel et social. Il participera à la mobilisation des ressources, à la mise en œuvre de cantines scolaires endogènes, à la promotion de l’éducation inclusive, à la lutte contre les violences et les drogues, ainsi qu’à l’organisation d’activités agrosylvopastorales et culturelles.
Le Conseil s’organise en trois instances : l’Assemblée générale, le Bureau exécutif et un Comité de contrôle. L’Assemblée générale est l’organe délibératif. Elle élit les membres du Bureau exécutif et adopte les programmes d’activités et les bilans annuels. Le Bureau exécutif, dirigé par un parent d’élève, se compose de 13 membres occupant diverses fonctions (président, trésorier, secrétaires à l’information, à la discipline, à la cantine, à l’éducation inclusive, etc.).
Un Comité de contrôle indépendant, élu également par l’Assemblée générale, veille à la régularité des comptes et à la transparence dans la gestion des ressources financières et matérielles.
Une initiative appuyée par l’État et les partenaires
Les ressources du Conseil proviennent des contributions volontaires des parents et de la communauté (appelées CVE), de subventions de l’État, de dons et legs, de projets ou programmes partenaires, ainsi que de revenus générés par les activités du Conseil. Des exemptions sont prévues pour les élèves déplacés internes, les pupilles de la Nation et les enfants indigents.
Le décret précise aussi un dispositif de suivi-accompagnement assuré à la fois au niveau local et déconcentré. Les circonscriptions d’éducation de base et les services techniques des niveaux post-primaires sont chargés de superviser la mise en œuvre et d’encadrer les Conseils de l’école.
En instituant ce nouveau cadre de gouvernance scolaire participative, l’État burkinabè fait le pari de responsabiliser davantage les communautés dans la gestion de l’éducation, afin de bâtir une école résiliente, inclusive et mieux adaptée aux réalités locales.
Le décret a été signé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et contresigné par le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo ainsi que les ministres en charge de l’Éducation, de l’Administration territoriale et de la Formation professionnelle. Sa publication est prévue au Journal officiel du Faso.
