Le Burkina Faso regorge de sites culturels fascinants, de traditions vivantes et de récits empreints de spiritualité. Du silence mystique de Bani, dans le Sahel, à l’aura mystique de Manga, au Centre-Sud, le pays des Hommes intègres se dévoile dans toute sa richesse symbolique, entre patrimoine, foi et légendes.
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À 60 km de Dori, dans la région du Sahel, Bani est un lieu de pèlerinage silencieux, où la foi façonne les contours d’une architecture unique. Elle doit sa renommée à ses sept mosquées en banco, construites sans aucun plan architectural moderne, mais selon la vision d’un homme qui rêvait d’unir l’humain et le divin dans la poussière du Sahel. À en croire le site d’information Infos Culture, l’histoire de Bani est partie du rêve d’un enfant de sept ans. En effet, ce dernier affirmait avoir vu dans son rêve une mosquée, qu’il souhaitait construire un jour. Mais ses parents étaient sceptiques quant à la concrétisation de cette révélation. La grande mosquée de Bani, avec son banco aux teintes chaudes et ses bois sculptés, impose par sa simplicité et sa profondeur. Sans ornements luxueux ni technologies modernes, son atmosphère vous enveloppe d’un silence sacré, propice à la méditation, décrit notre source. Cet édifice passionne également les chercheurs et les touristes, dont chaque pilier, chaque mur, chaque angle a une signification. Pour certains habitants de Bani, leur village est le centre du monde. Selon eux, le véritable prophète serait né à Bani et la parole divine qui y est sortie doit être diffusée aux quatre coins de la planète. Quant à la ville de Manga, elle est située dans la région du Centre-Sud, la province du Zoundwéogo. Des légendes et croyances populaires attribuent à la localité une réputation de mysticisme et de sorcellerie. En effet, certains habitants seraient dotés de capacités mystiques, leur permettant de voyager dans les airs la nuit sur des balais. À Manga, Studio Yafa, un site d’information, a pu recueillir l’avis de certains natifs. Pour le Baloum Naaba, qui préfère le terme “pouvoirs” à “sorcellerie”, c’est une vieille méthode de leurs géniteurs pour se protéger. Selon lui, le wack réussissait aux gens de Manga. Quant au Teng Naaba, il affirme qu’il n’était pas prudent de remettre le wack à un peureux.
