À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, commémorée ce 12 juin 2025, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a lancé un vibrant appel à l’unité nationale pour éradiquer le travail des enfants.
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« Œuvrons ensemble à l’éradication du travail des enfants pour forger un avenir où chaque enfant sera libre de poursuivre son éducation et ses rêves dans la société », a déclaré le ministre Traoré. Instituée en 2002 par l’Organisation internationale du Travail (OIT), cette journée vise à interpeller la communauté internationale et les populations sur l’urgence de mettre fin à l’exploitation des enfants. Cette année, elle est célébrée sous le thème : « Les progrès sont visibles, mais il reste beaucoup à faire : accélérons nos efforts ». Ce mot d’ordre invite les États à redoubler d’efforts pour faire de l’élimination du travail des enfants une réalité. Le Burkina Faso, confronté à une crise sécuritaire et humanitaire persistante, n’échappe pas à cette problématique. Le ministre a salué la résilience du peuple burkinabè face à ces défis, rendant hommage aux Forces de Défense et de Sécurité, aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ainsi qu’aux civils victimes du conflit. Il a également exprimé sa reconnaissance aux partenaires au développement qui soutiennent les efforts du gouvernement.
Dans son message, le ministre a rappelé l’engagement du Burkina Faso à travers la ratification de la convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants, ainsi que l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, qui visent à éliminer toutes les formes de travail des enfants d’ici à la fin de l’année 2025.
Des acquis notables mais des efforts à poursuivre
Le Burkina Faso a consenti des efforts significatifs ces dernières années, parmi lesquels :
-L’adoption et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre les pires formes de travail des enfants (SN-PFTE) 2019-2023 ;
-Le renforcement du cadre juridique à travers la relecture des textes sur les travaux dangereux et les travaux légers autorisés aux enfants de 13 à 16 ans ;
-Le contrôle de 1 216 lieux de travail à risque ;
-La diffusion de 800 recueils juridiques sur le travail des enfants ;
-La sensibilisation de 14 746 producteurs de coton sur la législation relative au travail des enfants ;
-L’appui à 9 097 ménages vulnérables à travers des activités génératrices de revenus ;
-La délivrance de 12 036 extraits d’acte de naissance à des enfants victimes d’exploitation ;
-La prise en charge psychosociale et sanitaire de 14 786 enfants retirés des pires formes de travail.
Malgré ces avancées, le ministre Mathias Traoré insiste sur la nécessité d’intensifier les actions pour atteindre les objectifs fixés. Il appelle à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs : organisations de la société civile, employeurs, syndicats, autorités locales, leaders religieux et coutumiers.
« L’élimination du travail des enfants est un impératif moral, social et économique. C’est un combat que nous devons mener et gagner ensemble », a-t-il souligné.
La célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants est ainsi l’occasion de renforcer la sensibilisation, de susciter des engagements concrets et de renouveler la détermination du Burkina Faso à offrir à chaque enfant un avenir digne et prometteur.
