Lors de la session du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue le mardi 30 septembre 2025, le représentant permanent de la République démocratique du Congo (RDC), l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, a lancé un appel à la communauté internationale. Kinshasa dénonce l’agression persistante menée par le Rwanda et ses alliés du M23/AFC, à l’origine de l’occupation de Goma et Bukavu au début de l’année et d’une crise humanitaire d’une ampleur inédite, avec près de sept millions de déplacés internes.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!L’ambassadeur a rappelé que le conflit dans l’Est du pays, alimenté par la convoitise des ressources minières et l’impunité, dépasse le seul cadre congolais pour constituer « une faille dans la conscience de l’humanité ». Citant le président Félix-Antoine Tshisekedi, il a plaidé pour : la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur les massacres, l’application stricte de la résolution 2773 adoptée en février 2025, le respect de l’accord signé entre la RDC et le Rwanda le 27 juin 2025, le renforcement des sanctions contre les responsables du M23 et leurs soutiens.
« Les victimes congolaises doivent être entendues »
« Le monde réclame justice ailleurs. Les voix des victimes congolaises doivent aussi être entendues », a insisté Zénon Mukongo Ngay. Pour lui, tant que les décisions du Conseil de sécurité ne seront pas mises en œuvre, « le sang des innocents continuera de couler ».
