En dépit des interdictions émises par les autorités togolaises, des manifestations spontanées ont éclaté ce jeudi 26 juin 2025 dans plusieurs quartiers de Lomé, la capitale, selon des sources locales.
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Des groupes de manifestants, parfois constitués de plusieurs dizaines de personnes, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre, déployées en nombre pour sécuriser les zones concernées.
Ces rassemblements font suite à des appels lancés sur les réseaux sociaux par des membres de la société civile et des influenceurs, appelant à manifester les 26, 27 et 28 juin pour dénoncer le régime en place dirigé par Faure Gnassingbé.
En réponse, le gouvernement avait fermement mis en garde contre toute manifestation « illégale ou irrégulière » et affirmé sa volonté d’intervenir avec « la plus grande fermeté ». Le 24 juin dernier, le ministre de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social, Gilbert Bawara, déclarait : « Tout appel à manifester ou toute incitation à suivre un mot d’ordre susceptible de troubler l’ordre public constitue une violation manifeste des textes en vigueur ». Il avait également averti : « Lorsqu’une manifestation ne respecte pas le cadre légal, il est préférable de ne pas y participer. Ceux qui s’y engageront se heurteront à la réponse de l’État, qui entend faire respecter la loi, assurer l’ordre et garantir la sécurité, sans pour autant chercher la répression ». Il a par ailleurs appelé les citoyens à faire preuve de responsabilité, de civisme et de retenue.
Pour rappel, Faure Gnassingbé est à la tête du Togo depuis 2005. Il a récemment renforcé son pouvoir grâce à une nouvelle constitution qui instaure un régime parlementaire dans le pays.
