En cette 29ᵉ édition du FESPACO, des films de fiction, des films d’animation, des documentaires sont projetés chaque jour dans les salles de cinéma et dans les grandes salles d’institution prévues pour la circonstance. Le mardi soir 25 février, le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) a reçu du monde. Plusieurs films de dessin animé ont été présentés au public, à savoir Sous l’ombre des plumes, Madjbara (l’arc-en-ciel), Kondekiè, Jussara, Totem, Hadu, Bilichi, Ban’a Mayi.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Dans la catégorie animation, Maud-Salomé Ekila Bofunda, de la République Démocratique du Congo, a présenté son œuvre intitulée Ban’a Mayi, avec laquelle elle espère remporter le meilleur prix. Dans ce dessin animé de quelques minutes adressé aux enfants, plusieurs messages sont véhiculés, notamment l’accouchement naturel, la défense des albinos et l’hommage aux panafricanistes.
“C’est une grande fierté pour moi d’être ici au Burkina Faso, dans le pays d’Ibrahim Traoré, un président révolutionnaire avec ses frères le général Abdramane Tiani et le général Assimi Goïta. Mon dessin animé est destiné aux enfants, parce que c’est par là qu’on commence quand on veut transformer une société. Il était donc essentiel de faire des productions qui allaient directement les toucher”, explique la réalisatrice. “Dans mon dessin animé, il y a énormément de symboles qui se rapportent au panafricanisme et aussi à tous ces héros de l’indépendance, de la résistance. C’est vrai que c’est également un message pour mon pays, le Congo, qui est présentement dans une situation très compliquée, un pays qu’on essaie de balkaniser parce qu’il y a des forces impérialistes, tout comme ce qui se passe au Burkina, qui organisent un chaos de façon à ce qu’on puisse nous couler pour nos ressources, pour notre position géostratégique”, a-t-elle détaillé

Les Africains doivent s’unir pour combattre l’impérialisme
Maud-Salomé exprime le souhait qu’un jour on puisse étendre l’AES afin que d’autres pays d’Afrique centrale, comme le Congo, puissent y adhérer pour poursuivre le processus révolutionnaire, parce que les Africains ont besoin de s’unir pour se battre contre cette force impérialiste.
Il faut noter que dans ce dessin animé, il s’agit de triplés qui sont nés dans l’eau, dont l’un est atteint d’albinisme. Lorsqu’elles avaient deux ans, elles sont tombées toutes les trois dans la rivière à Kinshasa et, au lieu de se noyer, elles réussissent à nager et rigolent avec les poissons parce qu’elles étaient à l’aise. Elles ont développé une passion pour le monde aquatique jusqu’au jour où leurs parents ont décidé de partir s’installer à Moanda, une ville congolaise située au bord de l’océan, en laissant tout dans la capitale Kinshasa. Mais avant de quitter la ville, ils rendent hommage à Patrice Lumumba à son mémorial.
« J’ai eu l’impression que les gens ont plus applaudi pour mon dessin animé. Peut-être que j’ai trop rêvé, mais je me dis qu’ils ont plus aimé le mien. J’ai donc mes chances de remporter le meilleur prix », a conclu Maud-Salomé.
En rappel, dix-huit candidats sont en compétition dans cette catégorie animation.
