Élevage au Burkina Faso : Yacouba Ilboudo redonne espoir aux éleveurs à travers une formation pratique
Fort de plus de trente années d’expérience dans le domaine de l’élevage, Yacouba Ilboudo a animé une session de formation les 30 et 31 mai 2025, au siège du groupe de presse Curieux Média sis à Sabtenga dans la commune rurale de Pabré. Venus de plusieurs provinces du Burkina Faso et d’ailleurs, les participants sont repartis avec des connaissances concrètes pour améliorer la productivité de leurs élevages.
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Conscient de l’importance de l’élevage dans le développement socio-économique du Burkina Faso, Yacouba Ilboudo, éleveur chevronné depuis plus de trois décennies, a organisé une session de formation les 30 et 31 mai 2025 à Ouagadougou. L’événement s’est tenu au siège du groupe de presse Curieux Média et a réuni des participants venus de différentes régions du pays. Selon le formateur, l’un des principaux défis des éleveurs réside dans le manque de connaissances techniques, ce qui entraîne de lourdes pertes. « Qu’il s’agisse de poulets, pintades, moutons ou bœufs, si vous appliquez fidèlement les enseignements de cette formation, vous en verrez très vite les résultats », promet Yacouba Ilboudo. Il explique que les participants apprennent non seulement les bonnes pratiques d’élevage, mais aussi les erreurs à éviter à tout prix pour prévenir les pertes massives. Parmi les compétences transmises figurent la fabrication artisanale d’aliments pour animaux, les techniques d’accélération de croissance, et les soins préventifs. « Avec ces méthodes, un poulet de chair peut être prêt à la vente en deux mois et demi, contre quatre mois pour un poulet local ou une pintade », précise-t-il.

Les retours des participants témoignent de l’impact immédiat de la formation. Brigitte Ouédraogo, par exemple, y a participé à la demande de sa mère, éleveuse de longue date. « Je n’étais pas très intéressée au départ. Mais avec tout ce que j’ai appris ici, je suis convaincue. Je vais désormais me lancer personnellement dans l’élevage et soutenir ma mère », confie-t-elle, enthousiaste. Même constat du côté d’Ali Sana, employé dans une grande ferme. « Nous produisions chaque mois plus de cent poussins, mais beaucoup mouraient peu après. Grâce à cette formation, j’ai compris nos erreurs. Désormais, nous allons les corriger », assure-t-il.
Face à l’engouement suscité, Yacouba Ilboudo donne déjà rendez-vous aux éleveurs les 30 et 31 du mois prochain pour une nouvelle session.
