Le Warba, danse spécifique des peuples mossés du Burkina Faso, était réservée autrefois aux cérémonies d’intronisation. Elle s’accompagne d’un tambour appelé “ganggaogo” en mooré et de bien d’autres instruments. La province du Ganzourgou est très reconnue pour ses célèbres danseurs de Warba. Un héritage culturel que ses habitants préservent jalousement.
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Le langage de la danse transcende les barrières culturelles et offre un moyen de communication et un sentiment d’unité. La danse peut être liée à des événements spécifiques ou à des rites selon les régions du pays. Le Warba, par exemple, autrefois réservé aux cérémonies d’intronisation ou aux cérémonies funéraires, s’accompagne désormais des cérémonies de mariage et autres célébrations populaires. Le danseur se tient debout, marche fermement sur les pieds et tourne rapidement l’abdomen et les hanches à gauche et à droite. Dans le but de divertir encore plus la foule qui l’admire, il peut aussi marcher, sauter, se pencher en dansant. Les instruments qui l’accompagnent diffusent également des informations codées, qui sont conçues pour un petit nombre d’initiés. Le danseur, personne initiée, danse en fonction de ces paroles. « Dites bonjour à l’hôte ; ne bronchez pas ; sautez ; inclinez-vous vers la gauche ; retour à la position de départ », sont, entre autres, des mots utilisés par les tambours. Le Warba est particulièrement associé à la région du Ganzourgou. Ainsi, pour garder la mémoire de ce patrimoine, les ressortissants de la province célèbrent chaque année le festival Warba du Ganzourgou. En outre, un musée dit du Warba a été créé où tous les objets et instruments qui accompagnent la danse sont exposés, selon le site d’information Studio Yafa. Notamment, le grand tambour (ganggaogo) et le petit, qui accompagne le grand pour donner une bonne sonorité, le bendré fait à base de calebasse et recouvert d’une peau de chèvre, le cor ou bargo en mooré, les castagnettes, les grelots, les parures d’accoutrements, des colliers, des ceintures mystiques. En effet, le Warba n’est pas qu’une simple danse. Dans le temps, des danseurs s’affrontaient à travers des démonstrations mystiques, informe Studio Yafa. Depuis la nuit des temps, le Warba continue de faire vibrer le cœur des Burkinabè. Des initiatives locales telles que les festivals, les formations, les documentaires, œuvrent à sauvegarder et à promouvoir cette richesse culturelle.
