Célébrée ce 9 octobre 2025 sous le thème « Les personnes au cœur de la santé oculaire », la Journée mondiale de la vue a été l’occasion pour le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, de rappeler l’importance de la prévention et du dépistage des maladies des yeux, ainsi que les efforts du Burkina Faso pour garantir à tous le droit à une bonne vision.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Par Wendpayangdé Marcelin KONVOLBO
À l’instar des autres pays, le Burkina Faso marque ce 9 octobre la Journée mondiale de la vue, un moment de sensibilisation sur la santé oculaire, droit fondamental et enjeu majeur de développement humain. Selon l’OMS, plus de 2,2 milliards de personnes dans le monde vivent avec une déficience visuelle ou une cécité, dont près d’un milliard de cas évitables.
Dans son message, le ministre de la Santé, Dr Kargougou, a rappelé que les principales affections responsables de perte de vision au Burkina Faso restent la cataracte, le glaucome et le trachome. En 2024, plus de 55 000 consultations pour cataracte et 20 000 pour glaucome ont été enregistrées, avec des interventions chirurgicales encore limitées. Grâce à la Stratégie nationale de développement sanitaire (2021-2025), le pays a réalisé des avancées notables : élaboration d’un plan stratégique de santé oculaire, campagnes nationales de chirurgie, formation d’agents de santé, dotation d’équipements et intégration d’indicateurs visuels dans le système d’information sanitaire. Des initiatives de santé oculaire scolaire ont également été lancées à Tannounya et Nando.
Cependant, le ministre reconnaît des défis persistants : manque de personnel spécialisé, insuffisance d’équipements et difficultés d’accès aux soins, notamment en zones rurales. Les perspectives portent sur l’intégration renforcée des soins oculaires dans les structures de santé de base et l’amélioration des techniques chirurgicales, notamment la phaco-émulsification pour la cataracte.
« Prenons soin de nos yeux ! Faisons-nous dépister régulièrement et consultons sans tarder en cas d’anomalie », a exhorté Dr Kargougou, réaffirmant l’engagement du gouvernement à placer les populations au cœur de ses politiques de santé.
