Après avoir enregistré 26 dénonciations à la suite de son premier communiqué en août 2024, l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) constate que la pratique de la « vente de places » persiste dans les établissements scolaires du Burkina Faso. L’institution appelle une nouvelle fois les parents et témoins à signaler tout acte de racket lié aux inscriptions.
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Par Wendpayangdé Marcelin KONVOLBO
Dans un communiqué en date du 23 septembre 2025, l’ASCE-LC fait le point sur les suites de son premier appel à signalement concernant la commercialisation illégale de places dans les établissements scolaires et la mauvaise gestion des cotisations des parents d’élèves.
Au total, 26 dénonciations, émanant de presque toutes les anciennes régions du Burkina Faso, ont été enregistrées. Des enquêtes ont été ouvertes dans les ressorts territoriaux des pôles économiques et financiers des Tribunaux de grande instance (TGI) de Ouagadougou I et de Bobo-Dioulasso.
À Bobo-Dioulasso, deux plaignants, sept témoins et quatorze personnes mises en cause ont été entendus. Du côté de Ouagadougou I, les auditions ont concerné quatre plaignants, dix-sept témoins et quatorze mis en cause, tous impliqués dans des faits survenus dans des établissements scolaires.
Alors que ces dossiers suivent leur cours devant les juridictions compétentes, l’ASCE-LC déplore la persistance de ces pratiques infractionnelles. L’institution relance donc son appel aux parents d’élèves et à tout citoyen pour dénoncer : les cas de racket liés à la recherche de places dans les établissements primaires et secondaires lors de la rentrée 2025-2026 ; les auteurs et complices de ces pratiques, déjà identifiés ou non, ayant exigé ou perçu des sommes d’argent en échange d’inscriptions.
Les dénonciations peuvent être faites physiquement au bureau des plaintes et dénonciations de l’ASCE-LC, sis Avenue Pascal Zagré, ou transmises par téléphone et par WhatsApp. Un numéro vert gratuit est également mis à disposition.
L’ASCE-LC annonce par ailleurs des contrôles administratifs dans les établissements éducatifs, afin de garantir le respect des textes et d’assainir le système scolaire.
« Au nom de notre intégrité, combattons la corruption ! » conclut le communiqué signé par le Contrôleur général d’État par intérim, Urbain Millogo.
