Le ministère des Infrastructures et du Désenclavement, en collaboration avec le ministère de la Justice et des Droits humains chargé des relations avec les institutions, a annoncé lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 31 juillet 2025, le lancement des activités de l’initiative d’appui aux travaux à haute intensité de main-d’œuvre à travers l’administration pénitentiaire à partir du 2 août 2025.
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Cette initiative mobilisera plus de 500 détenus pour l’exécution des travaux d’intérêt général, dans 22 communes du Burkina Faso, à compter du 2 août jusqu’en décembre 2025. Il s’agit des villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Dori, Kaya, Kongoussi, Koudougou, Yako, Koupèla, Tenkodogo, Boromo, Dédougou, Diébougou, Fada, Gaoua, Léo, Manga, Orodara, Tougan, Banfora, Ziniaré, Pô. Selon le Capitaine Ollo Palenfo, secrétaire général du ministère des Infrastructures, ce projet permettra le curage de 150 km de caniveaux, l’évacuation de 1 500 m³ d’ordures, le débroussaillage de 300 hectares d’espaces, la plantation de 10 000 arbres dans la dynamique de restauration du couvert végétal. En effet, ce programme vise à améliorer le cadre de vie des populations à travers l’assainissement, la protection de l’environnement et la réinsertion sociale des condamnés. En réalité, un quantum d’un mois de travail d’intérêt général (TIG) équivaut à trois mois d’emprisonnement, conformément à la loi n°035-2024/ALT du 08 novembre 2024. Pour l’inspecteur divisionnaire Sabila Sawadogo, l’administration pénitentiaire bénéficie d’avantages tels que la contribution au développement communautaire du Burkina Faso, la formation des détenus, le désengorgement des établissements pénitentiaires, la diminution des charges d’entretien de l’État, l’enseignement des valeurs de travail aux détenus et la valorisation de la dignité humaine. À l’en croire, toutes les dispositions sont prises pour éviter toute tentative d’évasion.
